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LA SOCIETE FRANCAISE AU XIX°
SIECLE ( Jacques Dupâquier Denis Kessler )
Véritable radiographie de la
France du XIX° siècle, cet ouvrage livre les premiers résultats d'une vaste
enquêta portant sur l'histoire de trois mille famille représentatives, et
fondée en particulier sur les actes de mariage. Une formidable source
d'informations qui nous révèle tout un pan de la société, qu'il s'agisse de
démographie, de nuptialité, ou de l'évolution des métiers.
Au total, le paysage social n'apparaît pas aussi figé qu'on se l'imagine
généralement. Certes, la population demeure très largement paysanne, mais
les campagnes, surpeuplées, envoient leurs enfants dans les villes pour
occuper les places que rendent disponibles le progrès économiques et la
surmortalité des grandes cités. Ainsi, la reproduction différentielle des
groupes sociaux apparaît comme l'un des moteurs les plus puissants de la
mobilité géographique et professionnelle, du moins pour le sexe masculin.
Les fils n'exercent plus toujours le même métier que leur père ; certaines
professions disparaissent alors que le petit commerce et l'artisanat se
développent. Quant à l'activité économique des femmes, le XIX° siècle ne la
reconnaît guère. C'est que le travail qu'elles effectuent, armées de la
binette, de l'aiguille ou du plumeau, reste essentiellement domestique, donc
mal rémunéré. |
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TABLE DES
MATIERES
I. L'enquête des 3000
familles
II. Paysans, ruraux, cultivateurs, actifs agricoles
III. Démographie de la nuptialité
IV. Mutations d'une société : la mobilité professionnelle
V. La binette, l'aiguille et le plumeau : les mondes du travail féminin
VI. La mobilité géographique, de la naissance au mariage
VII. Immigration et mariages mixtes
VIII. Les naturalisés et leur destin
IX. Filles, mères et enfants naturels : 25 ans après, que sont-ils devenus ?
X. Les unes croissent et multiplient, les autres, non. La reproduction
différentielle des familles
XI. Nos patronymes vont-ils disparaître ?
XII. Mort d'un patronyme |